Archives mensuelles : novembre 2014

Un peu plus de quantification personnelle

Mon Jawbone me manque, ma balance withings n’a plus de piles …. snif.

Bon il est temps de faire un petit bilan sur l’essai de ces deux bidules prés d’un mois et demi après les avoir adoptés.

Je vais commencer par parler un peu de la relation aux autres.

Voilà quelques citations :

« Ca y est t’es devenu un cyborg ? » – Virgile Stagiaire

« T’es pas un peu esclave de ces trucs ? » – Sylvie maman aimante.

« C’est bien qu’il sorte des trucs pour que les gens soient autonomes dans leur gestion du sport. » – Mattéo Sportif

« Pfff encore un accessoire de Geek » – Camille sœur aimante.

« Tu me le prêtes que je teste mes cycles de sommeil ? » – la même quelques semaines plus tard. Depuis mon jawbone me manque …

Bref, l’avis est mitigé. Selon les personnes je passe pour un avant-gardiste geek et branché ou pour un malade accro à la techno. Dans les deux cas, je ne suis pas sur que ce soit très reluisant. J’ai quand même repéré pas mal de monde qui porte un up. Et il y a comme un effet de complicité qui s’installe avec les porteurs de ce bidule.

Un passage à ce sujet m’a marqué dans l’excellent film boyhood. Le personnage principal défend que finalement l’humanité n’aura pas besoin de créer de robots humanoïdes puisque l’on est en train de transformer directement les humains en robot. Et ça ne me semble pas tant faux que ça.

Attention, je ne suis pas en train de dire que je rejette le phénomène de la quantification personnelle. Déjà, je ne me pose la question de son utilité que dans un contexte données de santé et je suis convaincu que tracker des données dans ce contexte peut être profitable. Mais j’émets quelques doutes sur la pertinence des bidules que l’on nous propose aujourd’hui et sur les applications qui vont avec.

Pour les bidules, j’ai déjà critiqué le prix du Jawbone et de la balance. A cette critique vous pouvez ajouter que :

  • le jawbone est fragile. J’ai essayé de grimper avec et il a pas aimé… pas mal de monde autour de moi s’est plaint de l’avoir rapidement cassé en deux.
  • le jawbone ne va pas vraiment dans l’eau. Pas de natation avec.
  • la balance withings a un bluetooth ultra pourri.
  • les piles de la balance ne durent pas longtemps …
  • mesurer son rythme cardiaque sur sa balance … je ne pense pas que ce soit le meilleur moment
  • l’identification des utilisateurs de la balance withings est faite en fonction de leur poids … vous sentez pas venir comme un problème là ?
  • je n’ai pas une vision « moyenne » ou une référence. Est-ce que mon poids est normal par rapport à ma taille ? Mon rythme cardiaque est normal ou trop élevé ?

Et globalement, les applications de ces deux bidules ne me semblent pas ultra pertinentes. J’adore la sobriété du jawbone. Les compteurs et graphes d’activité marchent très bien. Par contre, les messages qui sont remontés ne sont pas toujours engageants. Je dirai même que, au contraire, ils m’énervent souvent. En fait, si on s’en tient à la devise du quantified self [Gadenne, 2012] : « Connais-toi toi-même – par les chiffres », le jawbone remplit parfaitement cette fonction. Quand l’appli du jawbone tente de me motiver pour en faire plus ou pour suivre mon alimentation je trouve que c’est contre productif. En plus, les messages en français sont bourrés de fautes et de bugs. En gros, le bidule devrait s’en tenir à sa fonction première, la quantification personnelle et ne pas aller plus loin. En tentant de faire du coaching, le service perd en qualité ressentie et donc en pertinence. En gros, l’application du jawbone devrait être encore plus sobre. La partie coaching devrait être déportée dans une application spécialisée pour que l’utilisateur soit libre de choisir. Après tout, le but de la quantification personnelle c’est de collecter des données pour mieux se connaître, réfléchir à ses pratiques et les changer, pas pour que quelqu’un d’autre vous dise comment les changer.

Bon globalement, je crois que je pourrai m’en passer. Même sans le porter je continue à faire du sport.

En positif, je retiens :

  • la fonctionnalité du suivi des cycles de sommeil sur le jawbone.
  • les premières semaines j’ai vraiment eu un effet : « t’as pas assez bougé, vas courir ». Après ça s’est estompé. J’ai repris un rythme ou ce n’est pas le jawbone qui change ma motivation.
  • le suivi de mon poids au jour le jour.

Aujourd’hui, j’aimerai vraiment avoir plein de données liées à ma santé transmises vers une appli web. Mais j’ai pas trop envie d’être coaché en tout cas pas n’importe comment. Donc j’en reviens au fait que le problème aujourd’hui, après le prix, c’est : comment croiser ces données et comment en rester propriétaire ?

Quelques autres références :

  • Google vient de sortir Google Fit et l’api est ouverte aux développeurs
  • Instant Heart Rate une appli de mesure du rythme cardiaque utilisant l’appareil photo de votre smartphone

Premier Vampire

Début novembre, c’est parfait pour poster un texte un peu sombre non ? Une histoire de vampire par exemple. Ce texte est un élément de Background pour un personnage imaginé pour une série de comics. La même série que pour les cavaliers de l’apocalypse.

C’est l’histoire d’un jeune homme de 14 ans qui vivait seul avec sa mère dans une grotte.
Elle avait préféré s’éloigner de sa tribu pour le mettre au monde.
Elle avait préféré aussi ne jamais les rejoindre.
Au début, c’est elle qui subvenait à leurs besoins et, avec le temps, c’est lui qui prit le relais. Il était doué à la chasse.
Un jour, près d’un lac, il vit une jeune fille en train de nager. Il l’aima instantanément. Elle le vit, lui sourit et il s’approcha d’elle. Elle ne le repoussa pas, au contraire, elle lui montra comment faire l’amour. Ce fut probablement le meilleur moment de sa vie.
Mais celui-ci fut de courte durée. Alors qu’il savourait encore cet état de bien-être, il vit les autres mâles s’approcher d’eux souriant. Plus ils se rapprochaient plus il eut l’impression d’être enfermé dans un piège. Elle dormait prés de lui. Il la réveilla mais elle ne partageait pas sa peur. Au contraire, elle fit des signes aux autres mâles. Il prit peur et partit l’abandonnant.
Il rentra sans sa grotte et se réfugia dans les bras de sa mère qui l’apaisa. Mais ce calme fut de courte durée.
Ils l’avaient suivi et entrèrent dans la grotte, plusieurs mâles. Le plus âgé projeta le jeune homme à terre d’un revers de la main.
Il s’assit sur lui et lui tint les cheveux, bloqué, pendant que les autres, les jeunes, perdaient leurs virginités les uns après les autres sur sa mère.
Quand ils eurent fini, le vieux s’approcha de la mère et lui brisa la nuque d’un coup de talon derrière la tête.
Ils le tabassèrent au sol puis partirent et le laissèrent pleurer le cadavre de sa mère.
il erra pendant des jours et des nuits autour du campement de la fille. les jeunes lui lançaient des pierres et elle, elle aimait se faire prendre aux yeux de tous.
Une nuit, il vit un troupeau de bisons. Éloigné du troupeau, un vieux bison semblait au ralenti. Il meuglait de temps en temps de façon lancinante et plaintive. Le jeune homme se dit qu’il devait être blessé et qu’il valait mieux l’achever. Il s’approcha de lui discrètement. Le sang coulait légèrement du dos au flanc du bison.Il but quelques gorgées de sang au contact de la bête. Se redressant, il repéra l’auteur de la blessure du bison : une chauve souris était plantée entre les deux omoplates de la bête et se nourrissait.
Le bison tomba sur ses pâtes. La chauve souris se décrocha et reprit son vol. Il la regarda tournoyer et disparaître dans le noir.
C’est à ce moment qu’il la senti se fixer entre ses omoplates. Il n’eut même pas le réflexe de se débattre et tomba à genou puis face contre terre.
Je n’ai pas vraiment mal mais je ne peux plus bouger. Il fait un peu froid.
Il se réveille de jour, affamé. Sa vue est trouble et rouge. Il a des mirages, tout est flou, le soleil est insupportable. Pourtant il ne pleure pas. Ses yeux sont secs. Il s’abrite a l’ombre, cherchant l’obscurité pour attendre la nuit.
La nuit finit par arriver et la faim est encore plus grande. Il sait ou se nourrir, et il en lèche ses canines d’avance. Au campement, le feu est allumé mais tout le monde dort. La sentinelle est assoupie. Elle dort près du vieil homme.
Il le tue en lui brisant la nuque, d’une main, sans aucun effort. Il ne se connaissait pas une telle force mais il apprend à la connaître. Il se place sur elle et lui contraint la bouche fermée de sa main. elle se réveille, gémit, se débat et pleure. Il est bien trop fort pour elle, pour eux tous d’ailleurs. Il pose ses lèvres sur sa nuque et l’embrasse. Elle ne le lâche pas des yeux et semble se calmer un peu. Il plante ses dents dans sa nuque et la boit intensément. Elle se débat un peu mais pas longtemps.
Elle est froide, vide et ne fait plus aucun bruit. Il se relève, son menton et son torse couverts de sang. Il sourit et les contemple endormis. Il se met à rire.
Ils se réveillent tous et le fixent. La pluie se met à tomber. Il disparaît entre deux éclairs.

Ma tablette sur les genoux, je suis en train de taper ces quelques souvenirs sur un blog d’adolescent en prétendant que je suis passionné d’écriture. Tous ça dans la cabine d’un camion de transport bloqué dans un bouchon d’autoroute. Il pleut. J’ai faim. Le chauffeur est bientôt mort.

C’est fou le nombre d’humains que l’on peut hypnotiser, voir galvaniser avec quelques mots bien trouvés. Vive internet, c’est probablement la plus belle invention humaine. Certains critiques me prennent pour un prodige des romans du genre. Je ne fais que raconter ma vie. Et c’est finalement la meilleure couverture pour moi.

Bon je tape les remerciements et je me casse. Marre de l’autoroute, la ville est pas loin. A pied j’y serai avant le lever du soleil.

Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire tous les jours. Ça fait vraiment plaisir. N’oubliez pas, si vous avez aimé le tome 1 des aventures vampiriques d’un jeune adolescent à travers les âges, un kickstarter est ouvert pour financer le tournage d’un épisode pilote pour une adaptation TV.