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Un peu plus de quantification personnelle

Mon Jawbone me manque, ma balance withings n’a plus de piles …. snif.

Bon il est temps de faire un petit bilan sur l’essai de ces deux bidules prés d’un mois et demi après les avoir adoptés.

Je vais commencer par parler un peu de la relation aux autres.

Voilà quelques citations :

« Ca y est t’es devenu un cyborg ? » – Virgile Stagiaire

« T’es pas un peu esclave de ces trucs ? » – Sylvie maman aimante.

« C’est bien qu’il sorte des trucs pour que les gens soient autonomes dans leur gestion du sport. » – Mattéo Sportif

« Pfff encore un accessoire de Geek » – Camille sœur aimante.

« Tu me le prêtes que je teste mes cycles de sommeil ? » – la même quelques semaines plus tard. Depuis mon jawbone me manque …

Bref, l’avis est mitigé. Selon les personnes je passe pour un avant-gardiste geek et branché ou pour un malade accro à la techno. Dans les deux cas, je ne suis pas sur que ce soit très reluisant. J’ai quand même repéré pas mal de monde qui porte un up. Et il y a comme un effet de complicité qui s’installe avec les porteurs de ce bidule.

Un passage à ce sujet m’a marqué dans l’excellent film boyhood. Le personnage principal défend que finalement l’humanité n’aura pas besoin de créer de robots humanoïdes puisque l’on est en train de transformer directement les humains en robot. Et ça ne me semble pas tant faux que ça.

Attention, je ne suis pas en train de dire que je rejette le phénomène de la quantification personnelle. Déjà, je ne me pose la question de son utilité que dans un contexte données de santé et je suis convaincu que tracker des données dans ce contexte peut être profitable. Mais j’émets quelques doutes sur la pertinence des bidules que l’on nous propose aujourd’hui et sur les applications qui vont avec.

Pour les bidules, j’ai déjà critiqué le prix du Jawbone et de la balance. A cette critique vous pouvez ajouter que :

  • le jawbone est fragile. J’ai essayé de grimper avec et il a pas aimé… pas mal de monde autour de moi s’est plaint de l’avoir rapidement cassé en deux.
  • le jawbone ne va pas vraiment dans l’eau. Pas de natation avec.
  • la balance withings a un bluetooth ultra pourri.
  • les piles de la balance ne durent pas longtemps …
  • mesurer son rythme cardiaque sur sa balance … je ne pense pas que ce soit le meilleur moment
  • l’identification des utilisateurs de la balance withings est faite en fonction de leur poids … vous sentez pas venir comme un problème là ?
  • je n’ai pas une vision « moyenne » ou une référence. Est-ce que mon poids est normal par rapport à ma taille ? Mon rythme cardiaque est normal ou trop élevé ?

Et globalement, les applications de ces deux bidules ne me semblent pas ultra pertinentes. J’adore la sobriété du jawbone. Les compteurs et graphes d’activité marchent très bien. Par contre, les messages qui sont remontés ne sont pas toujours engageants. Je dirai même que, au contraire, ils m’énervent souvent. En fait, si on s’en tient à la devise du quantified self [Gadenne, 2012] : « Connais-toi toi-même – par les chiffres », le jawbone remplit parfaitement cette fonction. Quand l’appli du jawbone tente de me motiver pour en faire plus ou pour suivre mon alimentation je trouve que c’est contre productif. En plus, les messages en français sont bourrés de fautes et de bugs. En gros, le bidule devrait s’en tenir à sa fonction première, la quantification personnelle et ne pas aller plus loin. En tentant de faire du coaching, le service perd en qualité ressentie et donc en pertinence. En gros, l’application du jawbone devrait être encore plus sobre. La partie coaching devrait être déportée dans une application spécialisée pour que l’utilisateur soit libre de choisir. Après tout, le but de la quantification personnelle c’est de collecter des données pour mieux se connaître, réfléchir à ses pratiques et les changer, pas pour que quelqu’un d’autre vous dise comment les changer.

Bon globalement, je crois que je pourrai m’en passer. Même sans le porter je continue à faire du sport.

En positif, je retiens :

  • la fonctionnalité du suivi des cycles de sommeil sur le jawbone.
  • les premières semaines j’ai vraiment eu un effet : « t’as pas assez bougé, vas courir ». Après ça s’est estompé. J’ai repris un rythme ou ce n’est pas le jawbone qui change ma motivation.
  • le suivi de mon poids au jour le jour.

Aujourd’hui, j’aimerai vraiment avoir plein de données liées à ma santé transmises vers une appli web. Mais j’ai pas trop envie d’être coaché en tout cas pas n’importe comment. Donc j’en reviens au fait que le problème aujourd’hui, après le prix, c’est : comment croiser ces données et comment en rester propriétaire ?

Quelques autres références :

  • Google vient de sortir Google Fit et l’api est ouverte aux développeurs
  • Instant Heart Rate une appli de mesure du rythme cardiaque utilisant l’appareil photo de votre smartphone

Un peu de quantification personnelle

Pourquoi ce post ? – Définition des interfaces naturelles

Chez NaturalPad on développe des jeux vidéos pour la santé utilisant des interfaces naturelles. Les interfaces naturelles c’est une façon de voir la conception d’interface en intégrant des comportements humains dits « naturels ». Les interfaces classiques du pc reposent sur le principe que l’utilisateur va utiliser un clavier pour saisir du texte et une souris pour pointer. Les interfaces naturelles vont chercher à définir des interactions basées sur des principes issues du mouvement, de la physique, de la voix, de la vision …

On va retrouver des dispositifs physiques permettant de capter ces formes d’interaction au cœur de l’innovation dans le domaine des interfaces naturelles. L’un de nos stagiaires à NaturalPad a dans son stage réalisé un état de l’art empirique et exhaustif sur ce sujet (rapport de stage à venir). On peut citer quelques succès connus comme le Kinect ou le leap motion. L’eye tracking est aussi une pratique qui fait parler depuis pas mal de temps avec le contrôle à la voix et le tactile.

La quantification personnelle c’est quoi ?

Dans le domaine de la médecine, depuis longtemps on tracke / suit / monitore les « biofeedbacks ». Toutes ces indications qui vont permettre à un soignant de réaliser une analyse de l’état de santé et poser un diagnostic (par exemple : rythme cardiaque, quantité d’exercice, poids, température … ). Avec les nouveaux dispositifs d’interfaces naturelles il devient possible de suivre un grand nombre de ces biofeedbacks à faible coût et en continu. On se retrouve avec des dispositifs connectés permettant de mettre en place des interactions naturelles et de quantifier son activité personnelle.

La quantification personnelle n’a pas attendu l’apparition de ces dispositifs pour exister mais ces dispositifs lui ont bel et bien donné une nouvelle dimension (lire Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité). Avant, il fallait noter soi-même des informations de performance par exemple. Aujourd’hui, en portant un bracelet connecté, on a un bilan quotidien de son activité. En supprimant une étape d’auto-déclaration, on fait passer la quantification personnelle du stade d’activité de passionnés à activité à la portée de tous. Ce qui ouvre des perspectives en terme d’études de santé publique à grande échelle.

La question maintenant c’est de voir si ces dispositifs sont effectivement mûrs ou si on en est encore au stade du gadget. Pour NaturalPad, suivre l’évolution de ces dispositifs rentre naturellement dans notre activité de veille quotidienne. Ça fait quelques temps que j’ai commencé à tracker mon activité sportive. Je pense qu’il est temps de faire un premier billet sur ce sujet. Histoire de synthétiser un peu ce que j’en pense.

Mon activité sportive personnelle jusque là

Je ne me définis pas vraiment comme quelqu’un de sportif. Enfant, mes parents ont toujours poussé pour que je fasse du sport régulièrement, quitte à changer tous les ans. Ils avaient plutôt tendance à me faire goûter à tout. Mais j’ai longtemps vécu ça comme une obligation et une plaie… j’aurai préféré éclater les scores à Mario… Bref, je m’éclatais pas et j’étais pas bon en judo, athlétisme, tir à l’arc, escalade, natation, handball … J’ai commencé à vraiment accrocher une pratique sportive vers la quinzaine en me mettant à l’Aïkido. Le pic de ma pratique remonte à mes années fac ou via le service des sports universitaire je pouvais accéder à 3h de plus d’Aïkido que les 6h que proposaient mon club. Et pour bien tenir sur du long terme, je me suis mis à courir pour travailler mon endurance.

Après j’ai fait une thèse en informatique. Et là ça a été la déchéance niveau sport. Première année : rien du tout. Avec la quantité de travail il m’est devenu impossible de tenir des horaires réguliers d’entraînement. Et il a fallu que j’en arrive à avoir des problèmes de santé pour me remettre à bouger. J’ai repris la course et puis surtout l’escalade avec deux salles Altissimo qui se sont montées sur Montpellier.

Et après ça, ben j’ai créé une boîte. Mon emploi du temps ne s’est pas vraiment calmé. Par contre, notre thématique est clairement liée à la santé. Nous sommes hébergés à la fac de sports de Montpellier dans l’incubateur Euromov et on côtoie des médecins et des sportifs au quotidien. Le discours « sport pour la santé » on l’a bien entendu et ça paraît cohérent de s’occuper de soi pour bien s’occuper des autres. Donc, bien que je n’arrive pas à tenir des horaires réguliers ( il m’est impossible de suivre des entraînements d’Aïkido ou de Jeet Kune Do à des horaires fixes à mon grand regret … ) avec les collègues de travail on a quand même pris l’habitude d’aller très souvent courir, grimper, nager, faire du basket …. Nos WE « esprit d’équipe » se partagent entre game jams et sport (plongée, paintball de préférence).

Les dernières infos utiles puisqu’il s’agit de quantification personnelle :

  • j’ai 29 ans (30 en novembre)
  • je mesure 1m83
  • je pèse plutôt 70 kilos (avec un pic max à 75 quand j’ai vraiment rien fait depuis quelques temps et un pic min à 55 quand j’ai cherché la performance en course)
  • Je cours facilement 5km quotidiens et je suis monté à 20 km quotidiens l’été 2013
  • je suis tout naze en souplesse
  • Je ne fume pas (je ne fume plus pour être précis)
  • Je ne bois pas de l’alcool au quotidien

Les bidules que j’ai testé

Pour commencer, j’ai testé l’application Samsung Health parce qu’elle est proposée de base sur les téléphones Samsung. Je l’ai testé depuis le 9 février 2014. En gros l’application permet :

  • de compter les pas en se basant sur l’accéléromètre du smartphone
  • de suivre un entraînement de course (accéléromètre + GPS)
  • de suivre toute activité sportive en se basant sur du déclaratif
  • de suivre l’alimentation quotidienne en se basant sur du déclaratif
  • de suivre la courbe de poids en se basant sur du déclaratif

Ce qui a été positif :

  • L’évaluation des pas quotidiens est vraiment un truc intéressant je trouve. On évalue mieux ses trajets, on culpabilise de pas avoir fait ses 10 000 pas quotidiens et on se pousse à les faire. J’ai observé par exemple que juste en regardant ma courbe de nombre de pas, j’étais capable de dire quels jours j’étais au bureau ou quels jours j’étais en déplacement sur Paris par exemple.
  • Avoir une vision globale de mon activité sportive m’a permis de mesurer vraiment la régularité dans ma pratique et comparer les différents sports pratiqués (bien que j’émets de sérieux doutes sur la façon de calculer l’effort durant ses activités par l’application). J’ai trouvé ça ludique dans mon cas donc je pense qu’échanger sur les réseaux sur cet aspect pourrait marcher selon le cercle de proches avec lesquels j’échange.
  • C’est gratuit et déjà installé sur mon téléphone.
  • Je reçois une notification à mi-parcours du nombre de pas ce qui me pousse à aller au bout du quota attendu.

Ce qui n’a pas marché :

  • L’évaluation de mes entraînements de course… non mais sérieux mon téléphone est un galxy note S3. Je peux pas courir avec ça dans la poche. Déjà que marcher c’est pas évident avec un truc aussi gros … bon ok je pourrai avoir un plus petit smartphone mais depuis que j’ai ce téléphone je ne prends plus que ça avec moi en rendez-vous.
  • L’auto-déclaratif … je m’y suis prêté allé quoi les deux premiers jours ? Non, en fait vu que c’est dans les statistiques de l’application je peux vous dire précisément que j’ai déclaré 4 repas en 4 jours et puis j’ai abandonné.
  • L’évaluation de la pratique sportive me semble absurde. Je ne sais pas si elle l’est mais en tout cas j’émets de sérieux doutes. Je ne suis pas assez rassuré par l’interface pour penser que c’est fiable. Que je cours 5 ou 10 kms dans le même temps, c’est le même nombre de calories brûlées … ce n’est que proportionnel au temps ? idem pour une séance d’abdominaux, c’est pas le nombre qui compte mais la durée … Le concept même de calories j’y comprends rien. J’ai le même problème avec les calories de la base de données alimentaire  : Un cheeseburger 379kcal, un bacon burger 427kcal, un extra burger cheese de quick 584kcal, je trouve des burgers jusqu’à 900kcal dans la base de données d’aliments de l’application. Ok ce n’est pas une nourriture saine. Mais là, y a tellement de données que je suis complètement paumé. Le seul truc marrant c’est qu’un jour j’ai mangé un petit beurre et j’ai calculé par rapport aux indications du paquet son nombre de calories et je l’ai ajouté à la base de données de l’application. En gros, c’est trop flou comme donnée pour moi et je préférerai un indicateur ad hoc. Soit il y a de la science derrière et l’application fait un effort pour me l’expliquer (et d’après mes conversations avec les chercheurs du M2H je pense que y a pas de sciences derrière dans cette application) soit il vaut mieux me donner un indice inventé pour l’application qui me donne un point de repère. Cet indice peut même faire l’objet d’un peu de ludification.
  • Y a la possibilité de prendre ses aliments en photo mais ça ne sert à rien du tout. J’ai rêvé un instant que l’application soit capable d’évaluer les calories de ma nourriture sur photo.

Prise en main de deux autres dispositifs

Pour la suite de notre veille, on a acheté 2 autres dispositifs :

Déjà, avant tout, on développe des jeux et l’interaction nécessite d’avoir des feedbacks très rapides de ce que capte un dispositif connecté. Je suis un grand défendeur des API Web pour l’ouverture des données. Mais pour de l’interaction on a besoin de quelque chose de beaucoup plus rapide. On veut même de l’immédiat. Ni le Up ni la balance ne permettent à ses utilisateurs d’accéder aux données brutes par bluetooth et ça déjà, c’est dommage.

Pour le UP, l’API en ligne est clairement uniquement orientée Web. L’API se trouve très simplement en tapant API UP Jawbone dans google.

Pour la balance de Withings c’est déjà plus compliqué … j’ai des pages d’erreurs, des pages de développeur mais j’ai pas vraiment trouvé une doc ouverte officielle. Ça complète ma frustration. J’avais tant d’espoir sur la possibilité d’utiliser la balance de Withings en remplacement d’une Wii Balance Board… mais bon un commercial de Withings sur le HIT m’avait expliqué à l’époque que la seule API ouverte est une API Web et que les données dont j’ai besoin, celles de la position du centre de masse, ne sont pas accessibles via ce biais. Il faudrait un accès direct à la balance pour avoir ces infos, sans passer par un serveur web. Et ça ne semble pas être dans la politique de Withings. Dommage, la wii balance board ne peut pas être commercialisée en dehors d’un usage sur wii et mon équipe n’a toujours pas de bon remplaçant pour ce périphérique …

Pour l’instant je n’ai pas encore beaucoup de recul sur l’usage de ces dispositifs. Ils sont arrivés hier soir. J’ai juste dormi une nuit avec le UP et j’ai fait mes premières pesées aujourd’hui avec la balance. Mais je peux déjà vous faire partager mes premières impressions à l’installation. J’en dirai plus au fur et à mesure de l’usage.

Le bracelet UP de Jawbone

Je vous livre donc mes retours de première prise en main du UP.

Ce qui marche :

  • Les petites vibrations toutes les 15 min pour me dire que je ne bouge pas assez. Je vais les régler sur 25 min comme ça ça me fixera mes cycles de pomodoro. Si je dois me lever de l’ordi toutes les 15 min je ne vais pas beaucoup bosser. Sauf que bon, c’est 15 min ou 30 min ou plus…
  • La notification pour signaler que le up s’est synchronisé avec mon smartphone. Comme ça je suis sur que j’ai des infos à jour quand je consulte mes statistiques.
  • Les petites tirettes dans l’interface pour fixer ses objectifs. On sent que l’application est conçue pour être simple à comprendre. Et quand il y a du texte c’est de l’information en plus qui donne de la caution au produit comme par exemple le taux de sommeil recommandé par la National Sleep Association. J’ai dormi 6h sur mes 9h de nuit. Pas si mal. J’essaye de profiter du mois d’Août pour récupérer mon retard de sommeil accumulé sur le reste de l’année.
  • Le lien vers l’application withings et les autres. Comme je testais en même temps la balance de withings j’ai eu envie de lier mes deux comptes pour partager des informations communes. L’application du UP propose des ponts vers pas mal d’autres applications. C’est une bonne politique.

Ce qui n’a pas marché :

  • re-saisir toutes mes informations personnelles comme âge, sexe, taille, poids. Quoique ce n’est pas la pire interface que j’ai vu et il y a que ces 4 infos à re-saisir. Mais n’empêche, mon téléphone sait déjà tout ça.
  • Le prix du UP. 150 euros …
  • J’espérais avoir directement mon rythme cardiaque avec le up. Il est bien placé sur mon poignet il devrait pouvoir le faire …

La balance Withings

Ce qui a marché :

  • indicateur de la température du bureau. La balance nous annonce 3 degrés de plus que le thermostat officiel du bureau… et je pense que oui il fait plus chaud que ce qu’on essaye de nous faire croire.
  • Indicateur de CO2 figé sur Bon. Ça a un effet positif immédiat sur mon mental. Je me sens en sécurité et tellement bien.
  • L’identification en fonction du poids.
  • La mesure du rythme cardiaque en se mettant pieds nus. Dommage que l’on n’ait pas un feedback temps réel en permanence.

Ce qui n’a pas marché :

  • re-saisir toutes mes informations personnelles comme âge, sexe, taille, poids. Là pour le coup l’interface Androïd est vraiment pas top. Le pseudo on a que 3 lettres en majuscule, le poids j’ai du le re-saisir 4 fois avant de comprendre ou valider. Et le poids ???? pourquoi alors que je vais installer une balance pour suivre mon poids, je dois saisir manuellement mon poids ?
  • J’ai coché Athlète parce que je vois pas pourquoi il y aurait des fonctionnalités pour les athlètes auxquelles je n’aurai pas le droit.
  • L’application me propose de fixer un objectif de poids. Pourquoi pas. Après tout j’ai mis que je pesais 73,6kg sans me peser (c’est l’application qui me propose ce poids … je ne sais pas d’où ça vient) et je vais dire que je veux descendre à 60kg. L’application me propose de perdre 1kg par semaine… honnêtement, tomber à 60kg pour 1m83 est-ce que c’est vraiment un bon calcul ? Je suis pas sur et j’aurai aimé que l’application me dise si c’est raisonnable ou pas.
  • L’application me recommande 73,6kg. Bon je finis la configuration toussa toussa et là enfin je peux faire ma première pesée. En fait je pèse 71,4kg. Bon ben au lieu de se dire que y a un soucis, l’application me félicite parce que j’ai déjà perdu 2kg… ah bon et surprise, le temps de saisir ce commentaire, j’ai repris du poids … je suis même pas remonté sur la balance et personne de chez moi ne l’a fait à ma place. Bon ça y est tout le monde dans le bureau monte dessus pour voir ce que ça dit. Je sens que ma courbe de poids va faire n’importe quoi … je crois qu’il va falloir que j’apprenne à configurer les profils utilisateurs.
  • L’absence de feedbacks de synchronisation à la balance. Je ne sais pas si j’ai manqué une info mais quand je me pèse je m’attends à voir l’information de mon poids et de mon rythme cardiaque mis à jour instantanément. Il y a un bouton pour rafraîchir que je spam énormément. En fait il faut bien que je laisse mon smartphone tranquille et il finit par se synchroniser.
  • Bien que l’application withings puisse être liée à celle du Up de jawbone, l’application withings ne liste pas celle du Up.
  • Le prix là encore 150 euros.

Bon je dis pas mal de points négatifs sur la balance mais au final je suis bien content de l’avoir au bureau. Je pense que ça va devenir un rituel quotidien de mesurer son poids et son rythme cardiaque pour pas mal de gens ici. Tout le monde a déjà joué un peu avec.

Remarques / ouverture / ce que vous voulez 😉

J’aimerai avoir une vision encore plus précise de mes distances parcourues. Par exemple il y a une application d’étalonnage qui permet de faire un parcours connu et de confirmer la précision du UP. J’aimerai que mes déplacements soient suivis et situés sur une carte pour savoir combien de pas je fais entre le bureau et la boulangerie pour acheter mon sandwich à midi par exemple. Si ça se trouve il y a une autre application à ajouter pour voir ça… mais en fait, je trouve que déjà là en combinant la balance et le UP, je dois jongler entre deux applis. Si on ajoute celle de Samsung Health … De la même façon j’aimerai mesurer mon rythme cardiaque et ma respiration en fonction de mes événements dans mon agenda. Je me demande quelles sont mes activités quotidiennes les plus stressantes… Je parie que mon quart d’heure de voiture le matin n’est pas très sain.

On est en train d’avoir plein de petites applications sur smartphone, sur le web …  J’aimerai avoir une vision globale de tout ça. Une interface ou je place mes widgets un peu à façon. Un mashup qui agglomère pour moi le plus pertinent. Ça rejoint pas mal un projet de recherche ANR que nous avions déposé Mathieu Pesin Unlish, Julien Cotret Alt Shift et moi-même. Pour l’instant, toutes les boîtes de dispositifs connectés, d’applications pour la santé, de jeux … définissent leurs propres formats de données. J’ai vu quelques tentatives d’uniformisation en utilisant le Web Sémantique mais je n’ai toujours pas vu la killer application qui utilise / convertit ces données et nous propose un vrai tableau de bord global de notre activité.

Après c’est peut-être une lubie de développeur web. J’ai acheté ces bidules, j’utilise ces applications, je produis des données, ces données m’appartiennent quelque part, je peux normalement demander à les supprimer, gérer des accès pour du partage entre applications … j’aimerai pouvoir moi-même accéder à ces données et les intégrer dans des services personnalisés par mes soins.