AirMyth

Et je continue ma série d’articles rétrospectives de réalisations chez imagiLAB.

AirMyth est un court métrage réalisé sur le thème du Air Guitar. A la base pensé pour un concours Canal+ mais finalement réalisé hors délai. Ma référence principale lors de l’écriture du scénario c’est Tenacious D. Et à peu prés au moment du tournage est sorti le jeu Brutal Legend auquel une partie du générique fait référence en réutilisant le doublage français de Jack Black d’introduction du jeu.

Les rôles principaux sont tenus par Sylvain Piquemal, Camille Tello, Samuel Castagnoni et moi-même (d’ailleurs vous noterez que je ne sais pas tenir une guitare 😉 ). Et une voix off de Julien Assemat de la compagnie le Chien au Croisement. Si vous aimez le théâtre allez voir ce que fait le chien au croisement, c’est bon et audacieux.

La musique est de Camille Tello (du groupe Tasma, dont j’arrive pas à suivre si le groupe existe encore ou pas …). Camille et Sam ont depuis créé leur propre association de court métrage Papito Porcoration. Des réalisations très rock n roll ^^

J’essaye de pondre une suite à AirMyth. Il me faudra surement un groupe de Rap pour poursuivre l’aventure … Et c’est vraiment un univers que j’aimerai développer dans un jeu vidéo également.

Page Facebook du projet.

Vous pouvez retrouver le court métrage AirMyth sur le site d’imagiLAB.

 

Rien ne nous survivra

Suite à ma lecture de Rien Ne Nous Survivra de Maïa Mazaurette, j’ai eu envie de lui emprunter ses deux personnages L’immortel et Silence pour une scène qui aurait pu se passer dans l’histoire de Mazaurette.
Je verrai bien cette histoire pour un court métrage test avant de faire un long d’adaptation du livre de Mazaurette… mais bon je rêve sûrement. Si elle tombe sur cet article, j’espère que ça lui plaira. Y aurait moyen de faire un jeu vidéo aussi vu comme il y a des références dans le livre.
Du coup, c’est un texte assez court, c’est pas pour tous les âges, plutôt pour des lecteurs de 15 ans et plus. Ça sera pas au goût de tout le monde je pense. D’ailleurs le livre fait l’objet de pas mal de critiques sur le Web pas toutes très sympas… Bah moi je l’ai trouvé agréable à lire.

Silence en off : On aurait pu nous annoncer la fin du monde que ça n’aurait pas changé grand chose.

Silence déambule dans une maison bourgeoise envahie par une orgie de jeunes. Les bustes de marbre sont couverts de maquillages et les Kandinskys au mur sont agrémentés de tags. Le carrelage est défoncé, ça boit, ça fume, ça baise.

Silence en off : Notre génération en avait marre. Marre de ces vieux qui dirigent, qui décident des canons de beauté, des bonne meurs, des critères de réussite, de ce qui fait un homme ou une femme, une famille, le bonheur … On voulait décider par nous-mêmes. On voulait être jeune et mourir jeune. On ne voulait pas devenir vieux. Ce n’était pas une réponse aux problèmes de faim dans le monde, de surpopulation ou d’écologie. Non, c’était juste notre révolte, celle des jeunes contre les vieux.

L’immortel en off : Silence. Je te hais Silence. Je t’aimerai puis je te tuerai. Tu me dois une histoire d’amour Silence.

L’immortel est allongé, vautré, emmêlé dans un enchevêtrement de corps jeunes et nus. Il est passif. L’ensemble bouge et lui est immobile dans ce tas de corps. Silence passe devant lui mais le regard de l’immortel reste vide.

Silence en off : C’était les 13-25 ans contre les vieux. 13-25. C’est moi qui ai lancé ce mouvement, moi qui ait créé cette démarcation. Mais aujourd’hui je me rends compte que ça ne suffit plus. Il y a des vieux de moins de 25 ans.

Un garçon bien habillé avec une blonde sous un bras, une bouteille de champagne à la main et une femme de 30 ans nue tenue en laisse rigole à gorge déployée prés de la piscine. Silence l’observe de la terrasse.

Silence en off : L’organisateur de cette soirée a 24 ans et il aime le pouvoir, la notoriété, le luxe, la reconnaissance… Moi aussi j’aime le pouvoir mais mon pouvoir. L’anonymat, la furtivité, l’indépendance et une balle dans la tête. Et c’est un peu de ce pouvoir là que je viens lui faire partager ce soir. Je me dévoue pour lui administrer la balle salvatrice, celle qui lui évitera de passer la date de péremption. Après 25 ans, c’est prouvé, nos neurones ne se régénèrent plus. Après ça, on ne fait qu’entretenir des neurones vieillissantes. Mais parfois, la dégénérescence arrive plus tôt que prévue. Combien de jeunes sont victimes de vieillissement précoce. Rides, cheveux blancs, hémorroïdes, insomnies, crises d’angoisses, stress … Une balle dans la tête, c’est le seul traitement. Et croyez moi, je suis habilité à le délivrer.

L’immortel en off: Silence tue des jeunes. Même pas par erreur. Il tue des jeunes pour le plaisir, parce qu’ils lui font de l’ombre, parce qu’ils ne respectent pas la même discipline que lui et parce qu’ils brillent trop alors que Silence n’est que ombre. Si un jour je te tiens Silence entre mes mains, je t’embrasserai jusqu’à t’étouffer. Je t’aime et je te hais. Tu es le meilleur sniper. Tu es meilleur que moi. Mais tu as tué Alice.

Silence est au bord de la piscine. Il pose son sac à dos prés du bord de l’eau. Il trempe sa main dans la piscine, ouvre son sac puis le bidon d’essence qu’il contient. Le liquide se déverse lentement dans la piscine.

L’immortel s’habille alors que les corps derrière lui continuent de s’ébattre. Il sort sur la terrasse prend une coupe de vin et regarde la piscine. Il remarque le sac. Il voit la balle arriver juste avant l’impact, l’explosion du bidon et la piscine qui flambe avec ses baigneurs. Il remonte la trajectoire de la balle. Silence sur le toit réajuste sa position et tire une seconde balle. L’organisateur de la soirée s’étale alors que tout le monde fixe les baigneurs qui tentent de se sauver en se roulant dans le gazon. Le temps passe du ralenti à l’accéléré. L’immortel traverse la maison, récupère son dragunov et le charge sur son épaule. Il saute au dessus du portail. Silence au bout de la rue le vise. Sourit et lui tire une balle dans l’épaule. L’immortel encaisse le coup sans bouger. Silence rit puis part en courant. L’immortel se lance à sa poursuite.

La rivière

Hier soir, j’ai bu un verre avec Cédric aka Dux de imagiLAB. On a parlé d’un court que j’avais réalisé il y a quelques temps et qui a une nouvelle audience manifestement, la rivière.

La rivière est un court métrage réalisé chez imagiLAB, sur un scénario original d’Alexis Lacour.

Cédric Dux joue le rôle principal et Cédric Fato le second rôle.

Budget 200 euros pour la location des voitures. Filmé en un week end avec un caméscope canon HV20 à l’époque … je l’ai toujours d’ailleurs et en bon état. Montage en une semaine avec une composition au son d’Erik Frémont et la radio de Flavien K-Struc.

Vous pouvez retrouver ce court sur le blog d’imagiLAB.

Gon of War

Pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, Gon of War est un « RTS pétanque » développé durant une ludum dare il n’y a pas l’ongtemps …

Vous pouvez lire le post-mortem du développement de Gon of War sur le site de NaturalPad.

Clairement, le jeu n’est pas fini et tenter de faire un RTS en 3 jours c’était un peu ambitieux. Mais bon, Thomas et moi on aimerait bien le finaliser. Niveau Game Design il y avait quelques idées sympas comme la possibilité de fusionner deux unités pour en obtenir une seule plus puissante, le fait que la seule ressource soit le temps, que les bâtiments de production appartiennent à l’équipe qui les prend …

Transmedia as a lifestyle

Réouverture de mon blog après plus d’un an d’absence de la toile.

Pourquoi « Transmedia as a lifestyle » ?

Je pars du constat que je suis hyper connecté comme on dit. Après tout je suis de 84 juste au moment des balbutiements d’internet et une dizaine d’année avant le web. J’ai toujours eu un ordinateur connecté à Internet. Même si au tout début on ne l’utilisait que pour les mails… Aujourd’hui je suis connecté au quotidien, à toutes les heures. Avec mon téléphone, ma tablette, mon eeepc, mon laptop, mon ordi de bureau, ma TV, mes consoles de jeu … Dans l’ordre des priorités des raisons de ma connexion je dirai :

  • communiquer pour le boulot
  • communiquer avec mes proches
  • consommer des médias (du texte, de la vidéo, du son, de la photo, des jeux …)

Je pense qu’on doit un être un paquet à vivre en permanence des expériences multimédia, cross-média ou transmedia. Le nombre de fois ou je regarde la TV avec ma tablette sur les genoux, les SMS en direct à chaque nouvel épisode d’une série que je suis, du chat ou du team speak pendant des parties de jeux vidéo…

La première fois que j’ai dû entendre parler du Transmedia, j’ai juste halluciné qu’il existe un terme pour ça. Je veux dire, j’ai vu et aimé les épisodes de starwars, j’ai dû avoir des jouets starwars, j’ai lu des bouquins starwars et j’ai même joué un peu au jeu de rôle starwars, j’ai vachement joué à des jeux vidéo starwars. Pas que StarWars soit ma seule expérience Transmedia, mais c’est probablement l’une des plus anciennes success story du Transmedia.

Si je repense au-delà de starwars aux autres trucs qui m’ont fait rêver quand j’étais gosse, qui m’ont fait jouer pendant des après-midi, mes heures à jouer avec des figurines des tortues ninja ou des chevaliers du zodiac étaient fortement inspirées et entremêlées avec mes heures passées à regarder les épisodes à la TV. Donc même si il n’y avait pas dans la conception des jouets cités et des épisodes de retours concrets partagés, pour l’enfant que j’étais, il y avait interaction entre ces différents supports (et je les cite pas tous, les albums panini et les échanges d’auto-collant dans les cours de récrés, les magazines du club Dorothée…).

J’ai l’impression qu’il y a toujours eu du transmedia autour de moi et que mon expérience multimédia est par nature transmedia.

Aujourd’hui, je produis et conçois des jeux-vidéo chez NaturalPad ou on est multi-plateforme, multi-modal avec toujours le Web au centre de l’expérience. Je développe des jeux-vidéos pendant des gamejams (je vous invite à suivre les ludum dare et les événements de l’association Baptême du jeu). J’écris des essais, des nouvelles, des comtes que je partage peu mais que j’aimerai partager plus, voir, faire illustrer, faire éditer. Je suis impliqué dans l’association imagiLAB ou je partage avec des amis le plaisir de réaliser des courts-métrages. Et je pense par là poursuivre mes expériences transmedia de mon enfance 😉

Je n’ai même pas vraiment l’impression de me poser la question de comment ou pourquoi les différents média que j’aborde devraient s’interconnecter. Il me semble qu’ils le sont de toute façon et que dans la création, on fait avec. J’espère par ce blog pouvoir partager certaines de mes idées, créations sur ce sujet et surtout : récupérer des critiques.

Dites-moi ce qui vous plaît ou pas dans les choses que je poste. En vous remerciant d’avance pour vos retours.