Qu’est-ce qu’Internet ?

Je suis en train de finaliser mes cours pour l’UM3 licence MIASHS cette année.

Je me rends compte que tous les ans j’ai un passage sur la différence entre Internet et le Web. Et que de toute façon je ne me focalise que sur présenter le Web.

Du coup, je file toujours les liens des 3 vidéos de Benjamin Bayart de 2010 sur le cycle de conférence à l’IEP ou il explique très bien en 3 cours de 1h30 ce qu’est internet et vulgarise bien comment ça marche.

Alors, voilà les 3 vidéos en question :

 

Poeme de Geek pour Geekette

Il me manque le goût de la vanille et le bruit des boutons

quand tu tripotes ton pad, quand tu prends cher et serres les dents

Dure boudeuse apeurée, la garde baissée si facile à blesser

Une fierté démesurée pour un hérisson de Nerfs

Dans ton lit à coup d’hadoken et ban pour non respect d’un PEGI Muslim

KO je perds un coeur mais level up en self estime

Aux îles de la lune je t’écrirai mon amour en C++ un jeu d’Otaku au taquet

Dispositifs Connectés et TéléMédecine

Aujourd’hui j’ai été invité à faire un cours de 1H auprès du DU de TéléMédecine de Montpellier.

Je tiens à remercier Monsieur Hayot pour sa confiance.

Le public étant pluri-disciplinaire, j’ai essayé de me mettre à la portée de tous et de ne pas être trop technique. Et en même temps … on parle de télémédecine et du coup il me semblait bon de revenir sur les bases d’internet et du web.

 

Tokyo 2014

Après San Francisco, toujours grâce à l’aventure NaturalPad et Orange Fab, j’ai pu aller à Tokyo fin 2014. L’occasion de rencontrer des gens de chez Sony et de revoir un ami chercheur à l’université de Tokyo.

Le voyage a duré 5 jours en novembre 2014. Qu’est-ce que je retiens de Tokyo ? C’est la ville ou j’irai vivre après San Francisco ^^

Depuis mon retour j’écris une histoire cyberpunk … La ville est juste hallucinante, elle s’étend à perte de vue et la pub est en permanence présente. On doit pouvoir rester des années dans Tokyo et avoir toujours des choses à y découvrir. Et en même temps, je ne suis pas sur qu’il soit simple de se lier d’amitiés. Mais bon, j’ai eu qu’un premier contact.

J’ai fait du coup 3 albums photos :

  1. Le premier c’est les stands à l’Orange Fab.
  2. Le deuxième, c’est notre visite de Tokyo University of Agriculture
  3. Le troisième, c’est Tokyo censuré. Je garde quelques photos pour plus tard …

L’Orange Fab :
Orange Fab à travers le monde
Tokyo University :
entrée de l'université de Tokyo
Tokyo :
akihabara

Un peu plus de quantification personnelle

Mon Jawbone me manque, ma balance withings n’a plus de piles …. snif.

Bon il est temps de faire un petit bilan sur l’essai de ces deux bidules prés d’un mois et demi après les avoir adoptés.

Je vais commencer par parler un peu de la relation aux autres.

Voilà quelques citations :

« Ca y est t’es devenu un cyborg ? » – Virgile Stagiaire

« T’es pas un peu esclave de ces trucs ? » – Sylvie maman aimante.

« C’est bien qu’il sorte des trucs pour que les gens soient autonomes dans leur gestion du sport. » – Mattéo Sportif

« Pfff encore un accessoire de Geek » – Camille sœur aimante.

« Tu me le prêtes que je teste mes cycles de sommeil ? » – la même quelques semaines plus tard. Depuis mon jawbone me manque …

Bref, l’avis est mitigé. Selon les personnes je passe pour un avant-gardiste geek et branché ou pour un malade accro à la techno. Dans les deux cas, je ne suis pas sur que ce soit très reluisant. J’ai quand même repéré pas mal de monde qui porte un up. Et il y a comme un effet de complicité qui s’installe avec les porteurs de ce bidule.

Un passage à ce sujet m’a marqué dans l’excellent film boyhood. Le personnage principal défend que finalement l’humanité n’aura pas besoin de créer de robots humanoïdes puisque l’on est en train de transformer directement les humains en robot. Et ça ne me semble pas tant faux que ça.

Attention, je ne suis pas en train de dire que je rejette le phénomène de la quantification personnelle. Déjà, je ne me pose la question de son utilité que dans un contexte données de santé et je suis convaincu que tracker des données dans ce contexte peut être profitable. Mais j’émets quelques doutes sur la pertinence des bidules que l’on nous propose aujourd’hui et sur les applications qui vont avec.

Pour les bidules, j’ai déjà critiqué le prix du Jawbone et de la balance. A cette critique vous pouvez ajouter que :

  • le jawbone est fragile. J’ai essayé de grimper avec et il a pas aimé… pas mal de monde autour de moi s’est plaint de l’avoir rapidement cassé en deux.
  • le jawbone ne va pas vraiment dans l’eau. Pas de natation avec.
  • la balance withings a un bluetooth ultra pourri.
  • les piles de la balance ne durent pas longtemps …
  • mesurer son rythme cardiaque sur sa balance … je ne pense pas que ce soit le meilleur moment
  • l’identification des utilisateurs de la balance withings est faite en fonction de leur poids … vous sentez pas venir comme un problème là ?
  • je n’ai pas une vision « moyenne » ou une référence. Est-ce que mon poids est normal par rapport à ma taille ? Mon rythme cardiaque est normal ou trop élevé ?

Et globalement, les applications de ces deux bidules ne me semblent pas ultra pertinentes. J’adore la sobriété du jawbone. Les compteurs et graphes d’activité marchent très bien. Par contre, les messages qui sont remontés ne sont pas toujours engageants. Je dirai même que, au contraire, ils m’énervent souvent. En fait, si on s’en tient à la devise du quantified self [Gadenne, 2012] : « Connais-toi toi-même – par les chiffres », le jawbone remplit parfaitement cette fonction. Quand l’appli du jawbone tente de me motiver pour en faire plus ou pour suivre mon alimentation je trouve que c’est contre productif. En plus, les messages en français sont bourrés de fautes et de bugs. En gros, le bidule devrait s’en tenir à sa fonction première, la quantification personnelle et ne pas aller plus loin. En tentant de faire du coaching, le service perd en qualité ressentie et donc en pertinence. En gros, l’application du jawbone devrait être encore plus sobre. La partie coaching devrait être déportée dans une application spécialisée pour que l’utilisateur soit libre de choisir. Après tout, le but de la quantification personnelle c’est de collecter des données pour mieux se connaître, réfléchir à ses pratiques et les changer, pas pour que quelqu’un d’autre vous dise comment les changer.

Bon globalement, je crois que je pourrai m’en passer. Même sans le porter je continue à faire du sport.

En positif, je retiens :

  • la fonctionnalité du suivi des cycles de sommeil sur le jawbone.
  • les premières semaines j’ai vraiment eu un effet : « t’as pas assez bougé, vas courir ». Après ça s’est estompé. J’ai repris un rythme ou ce n’est pas le jawbone qui change ma motivation.
  • le suivi de mon poids au jour le jour.

Aujourd’hui, j’aimerai vraiment avoir plein de données liées à ma santé transmises vers une appli web. Mais j’ai pas trop envie d’être coaché en tout cas pas n’importe comment. Donc j’en reviens au fait que le problème aujourd’hui, après le prix, c’est : comment croiser ces données et comment en rester propriétaire ?

Quelques autres références :

  • Google vient de sortir Google Fit et l’api est ouverte aux développeurs
  • Instant Heart Rate une appli de mesure du rythme cardiaque utilisant l’appareil photo de votre smartphone

Premier Vampire

Début novembre, c’est parfait pour poster un texte un peu sombre non ? Une histoire de vampire par exemple. Ce texte est un élément de Background pour un personnage imaginé pour une série de comics. La même série que pour les cavaliers de l’apocalypse.

C’est l’histoire d’un jeune homme de 14 ans qui vivait seul avec sa mère dans une grotte.
Elle avait préféré s’éloigner de sa tribu pour le mettre au monde.
Elle avait préféré aussi ne jamais les rejoindre.
Au début, c’est elle qui subvenait à leurs besoins et, avec le temps, c’est lui qui prit le relais. Il était doué à la chasse.
Un jour, près d’un lac, il vit une jeune fille en train de nager. Il l’aima instantanément. Elle le vit, lui sourit et il s’approcha d’elle. Elle ne le repoussa pas, au contraire, elle lui montra comment faire l’amour. Ce fut probablement le meilleur moment de sa vie.
Mais celui-ci fut de courte durée. Alors qu’il savourait encore cet état de bien-être, il vit les autres mâles s’approcher d’eux souriant. Plus ils se rapprochaient plus il eut l’impression d’être enfermé dans un piège. Elle dormait prés de lui. Il la réveilla mais elle ne partageait pas sa peur. Au contraire, elle fit des signes aux autres mâles. Il prit peur et partit l’abandonnant.
Il rentra sans sa grotte et se réfugia dans les bras de sa mère qui l’apaisa. Mais ce calme fut de courte durée.
Ils l’avaient suivi et entrèrent dans la grotte, plusieurs mâles. Le plus âgé projeta le jeune homme à terre d’un revers de la main.
Il s’assit sur lui et lui tint les cheveux, bloqué, pendant que les autres, les jeunes, perdaient leurs virginités les uns après les autres sur sa mère.
Quand ils eurent fini, le vieux s’approcha de la mère et lui brisa la nuque d’un coup de talon derrière la tête.
Ils le tabassèrent au sol puis partirent et le laissèrent pleurer le cadavre de sa mère.
il erra pendant des jours et des nuits autour du campement de la fille. les jeunes lui lançaient des pierres et elle, elle aimait se faire prendre aux yeux de tous.
Une nuit, il vit un troupeau de bisons. Éloigné du troupeau, un vieux bison semblait au ralenti. Il meuglait de temps en temps de façon lancinante et plaintive. Le jeune homme se dit qu’il devait être blessé et qu’il valait mieux l’achever. Il s’approcha de lui discrètement. Le sang coulait légèrement du dos au flanc du bison.Il but quelques gorgées de sang au contact de la bête. Se redressant, il repéra l’auteur de la blessure du bison : une chauve souris était plantée entre les deux omoplates de la bête et se nourrissait.
Le bison tomba sur ses pâtes. La chauve souris se décrocha et reprit son vol. Il la regarda tournoyer et disparaître dans le noir.
C’est à ce moment qu’il la senti se fixer entre ses omoplates. Il n’eut même pas le réflexe de se débattre et tomba à genou puis face contre terre.
Je n’ai pas vraiment mal mais je ne peux plus bouger. Il fait un peu froid.
Il se réveille de jour, affamé. Sa vue est trouble et rouge. Il a des mirages, tout est flou, le soleil est insupportable. Pourtant il ne pleure pas. Ses yeux sont secs. Il s’abrite a l’ombre, cherchant l’obscurité pour attendre la nuit.
La nuit finit par arriver et la faim est encore plus grande. Il sait ou se nourrir, et il en lèche ses canines d’avance. Au campement, le feu est allumé mais tout le monde dort. La sentinelle est assoupie. Elle dort près du vieil homme.
Il le tue en lui brisant la nuque, d’une main, sans aucun effort. Il ne se connaissait pas une telle force mais il apprend à la connaître. Il se place sur elle et lui contraint la bouche fermée de sa main. elle se réveille, gémit, se débat et pleure. Il est bien trop fort pour elle, pour eux tous d’ailleurs. Il pose ses lèvres sur sa nuque et l’embrasse. Elle ne le lâche pas des yeux et semble se calmer un peu. Il plante ses dents dans sa nuque et la boit intensément. Elle se débat un peu mais pas longtemps.
Elle est froide, vide et ne fait plus aucun bruit. Il se relève, son menton et son torse couverts de sang. Il sourit et les contemple endormis. Il se met à rire.
Ils se réveillent tous et le fixent. La pluie se met à tomber. Il disparaît entre deux éclairs.

Ma tablette sur les genoux, je suis en train de taper ces quelques souvenirs sur un blog d’adolescent en prétendant que je suis passionné d’écriture. Tous ça dans la cabine d’un camion de transport bloqué dans un bouchon d’autoroute. Il pleut. J’ai faim. Le chauffeur est bientôt mort.

C’est fou le nombre d’humains que l’on peut hypnotiser, voir galvaniser avec quelques mots bien trouvés. Vive internet, c’est probablement la plus belle invention humaine. Certains critiques me prennent pour un prodige des romans du genre. Je ne fais que raconter ma vie. Et c’est finalement la meilleure couverture pour moi.

Bon je tape les remerciements et je me casse. Marre de l’autoroute, la ville est pas loin. A pied j’y serai avant le lever du soleil.

Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire tous les jours. Ça fait vraiment plaisir. N’oubliez pas, si vous avez aimé le tome 1 des aventures vampiriques d’un jeune adolescent à travers les âges, un kickstarter est ouvert pour financer le tournage d’un épisode pilote pour une adaptation TV.

e-sport

Je n’avais pas encore pris le temps d’écrire au sujet de l’e-sport. C’est pourtant un phénomène qui me plait et que j’essaye de suivre en France.

Ce qui me décide à écrire à ce sujet c’est cette intervention sur canal + dans le grand journal. Cette intervention ou l’on se rend compte par le biais d’Antoine de Caunes et d’une journaliste que le phénomène est mal connu et mal perçu. Et pour le coup c’est toute la culture jeu vidéo qui est mal perçue puisque un gamer semble ne pas avoir de vie …

Pour commencer, qu’est- ce que l’e-sport ?

L’e-sport ou sport électronique se réfère à la pratique compétitive du jeu vidéo et de la recherche de performances. Car, pour ceux qui l’ignorent, de nombreux mécanismes de jeux sont conçus pour reposer sur les compétences des joueurs. Il va falloir s’entraîner pas mal d’heures avant de réussir des head shots dans counter strike, il va falloir apprendre par cœur son build order et le répéter de nombreuses fois pour assurer un bon timing en début de partie sur starcraft 2. Les compétences des joueurs sont de l’ordre du réflexe, de l’acuité visuelle, de la vitesse de réaction et de la bonne connaissance du jeu et de ses mécanismes. Dans les jeux en équipe on peut aussi souligner la compétence de synchronisation et de bon management de l’équipe. Réussir des performances dans un jeu demande donc de l’entraînement.

Au niveau des performances, on va retrouver dans certains jeux des mécanismes de scoring ou il s’agit de maximiser un score pour arriver en tête du classement (seul ou équipe), des mécanismes d’affrontement comme dans un tournoi d’échec (c’est le cas de LOL ou SC2 par exemple), en fonction du classement de l’adversaire avant le match est calculé le nouveau classement après le match, des mécanismes de timing ou il s’agit de réaliser le meilleur temps possible (fatalement ça se prête bien aux jeux de course mais il existe une pratique appelée speed game ou il s’agit de réaliser le meilleur temps dans un niveau d’un jeu, les Nesblogs diffusent régulièrement des prouesses dans le domaine).

Il y a donc des compétitions dans le jeu vidéo, il y a des champions et ces champions s’entraînent. C’est ce qui fait fondamentalement que l’on peut parler de sport électronique. Là dessus, viennent se greffer d’autres pratiques issues du sport :

  • Les tournois mettent en jeu de l’argent. Les gagnants raflent la mise souvent apporté par l’éditeur du jeu et des sponsors. Le cashprize de The International 4, le tournoi de Dota2 organisé par Valve en mai dernier a dépassé les 10 millions de $.
  • Les équipes sont fédérées, s’entraînent et ont des sponsors. La team coréenne Incredible Miracle (visite de la gaming house de la team IM) était sponsorisée par ASRock, Kingston Hyper X, Coca-Cola, Nvidia … On peut citer la team MVP en Corée toujours, la team Evil Geniuses aux USA, la team liquid en Hollande … et ces équipes sont internationales. Les joueurs sont transférés de l’une à l’autre régulièrement.
  • Les stars ont une carrière et un palmarès. Le parcours de MVP de broodwar jusque SC2 montre un profond engagement de ce joueur à son e-sport.
  • Les commentateurs ont aussi leur place dans l’e-sport. Les parties sont diffusées en ligne en live ( ou sur écran géant lors des finales des tournois ) et commentées par des joueurs expérimentés (pas forcément de bons joueurs, mais qui ont assez d’expérience pour analyser le jeu ). Parmi les plus célèbres, Day9 et Tod fournissent en vidéo tout ce qu’il faut pour devenir bon à Starcraft 2.
  • Des lieux dédiés à cette pratique permettent de regarder les matchs entre amis autour d’un verre. On parle aujourd’hui de BarCrafts mais plus largement, de nombreux lieux proposent régulièrement des soirées autour du thème du jeu (qu’il soit vidéo ou pas) et l’on peut être spectateur ou participant d’un tournoi de LOL, Dota2, SC2 … C’est le cas tous les mardi soirs à la fonderie de Folsom Street à San Francisco. Le lieu est super, l’ambiance géniale et c’est plein de gamers pas du tout asociaux.
  • Les grands tournois ont lieu dans des salles de spectacles et donnent lieu à des shows très bien orchestrés. L’occasion pour les communautés de fan de se regrouper, supporter leurs joueurs favoris et acheter des goodies. Parmi les grands tournois : la WCS regroupe les matchs de top niveau comme ceux de la GSL pour SC2, la LCS pour les matchs de LOL …

L’e-sport en France

En France on peut citer la team Millenium dont la gaming house est à Marseille, le joueur stephano, la société Alt Tab production qui a créé la marque O’Gaming ainsi que sa chaîne de streaming, on retrouve chez Alt Tab les commentateurs Pomf et Thud qui ont organisé les deux tournois SC2 Iron Squid à Paris, la franchise de bars Meltdown (on en a un à Montpellier aussi et on a aussi un autre bar e-sport, le TFS), la team française la plus ancienne à ma connaissance est probablement la team AAA qui faisait déjà parler sur Counter Strike.

Perd-on son temps en jouant ?

J’aimerai comparer l’activité de jeu à celle de lecture ou celle d’un spectateur de film. C’est une activité récréative, ou de détente. On est plus actif dans un jeu, plus engagé et cela permet de mieux faire passer certains messages. C’est en tout cas le parti pris des advergames et des serious game en e-learning. Après on peut toujours questionner le message d’un jeu comme celui d’un film ou d’un roman… Je pense que d’autres l’ont déjà fait et pour moi, cet intérêt n’est plus discutable. On utilise aujourd’hui des jeux vidéos contre l’autisme, pour apprendre sur sa maladie, pour former des gens et sauver des vies. Certes des jeux vidéos la plupart du temps conçus pour ça mais même des jeux purement ludiques ont leur intérêt pour la santé ou l’apprentissage. On cite souvent Assassin’s creed pour sa dimension historique et on sait bien que les shoot them up sont très bons pour développer les réflexes visuels et la coordination cerveau-moteur.

Ce qui me dérange c’est d’avoir encore à justifier l’intérêt du jeu vidéo alors que pour d’autres industries comme le cinéma ou la littérature tout le monde est persuadé de leur intérêt. Manifestement il faut encore rappeler que l’industrie du jeu vidéo brasse plus d’argent que le cinéma aujourd’hui. C’est un business, de nombreuses personnes y font carrière et si le CNC a créé des aides pour ce secteur c’est bien parce que le jeu vidéo nourrit aussi des artistes du secteur du cinéma. Aujourd’hui combien de diplômés d’écoles d’arts trouvent du travail dans le secteur du jeu vidéo ?

Mais pour vraiment rester dans le sujet il faudrait comparer le jeu vidéo au sport. Et là, je pense qu’il y a peut-être de quoi critiquer notre métier et notre passion. Le sport est bon pour la santé (quoique il faut contrôler la dose quand même). De nombreuses études tendent à montrer qu’une activité physique quotidienne permet d’allonger l’espérance de vie. Je ne pense pas que ce soit le cas d’une activité jeu vidéo quotidienne. En tout cas pas du SC2. Peut-être que l’on pourra montrer que c’est bon pour les facultés cognitives mais malheureusement, je pense que l’un de nos problèmes de santé actuel et futur est celui des TMS ou autres maladies liées à une posture assise devant un ordinateur. Donc non, s’entraîner 12 heures par jour à SC2 n’est pas bon pour la santé. Par contre, je ne suis pas sur que s’entraîner 12 heures par jour au foot soit bon également. La posture assise devant un ordinateur ne concerne pas que les gamers et enfin, le jeu vidéo permet aujourd’hui d’utiliser de nouvelles interfaces basées sur le mouvement. Donc peut-être que bientôt on pourra montrer que pratiquer une activité jeu vidéo quotidienne est bon pour la santé. En tout cas, c’est le parti pris de ma société NaturalPad ^^

Il reste une dernière comparaison à faire, est-ce que l’on perd plus son temps en regardant un match de SC2 en ligne ou un match de foot à la TV ? … je ne crois pas que l’on puisse répondre à cette question honnêtement. Chacun ses goûts. Personnellement je n’ai jamais aimé les matchs de foot. Vu qu’on a eu le droit à une basse critique des fans de jeux vidéos sur canal +, pourquoi ne pas faire de même avec le football ? Les footeux sont-ils nombreux à faire de longues études ? J’ai côtoyé de nombreux gamers qui ont un sérieux bagage en informatique ou en art ou en bien d’autres domaines. Les footeux que je croise en STAPS ne vont pas bien loin pour la plupart. Par contre, ils ont des coiffures rigolotes et une certaine maîtrise de la langue française qui laisse rêver …

Ok c’est bas et je n’irai pas plus loin sur ce sujet. Mais ce que je fais là est tout à fait du niveau du commentaire d’Antoine De Caunes. La seule différence c’est que les stars de football sont idolâtrées depuis des générations grâce au petit écran. Le domaine brasse énormément d’argent et une star de foot c’est un exemple de réussite (belle voiture, belle compagne, beau costume, physique qui fait rêver …). Vu comme l’e-sport est en train de monter on va bientôt voir des success stories dans le domaine et on va bientôt voir des matchs de SC2 ou autre sur Canal + 😉

Conclusion

Je tenais à préciser que je suis un grand fan de Antoine De Caunes. D’abord parce qu’on a le même prénom et que petit je me suis pas mal identifié à lui lors de ses sketchs sur Canal+ en duo avec José Garcia. J’ai fait du théâtre et des courts métrages avec son travail en référence.

Canal + a diffusé la série Bref dont Kyan Khojandi est un grand fan de SC2. Dans le grand journal intervient régulièrement Monsieur Poulpe. Il me semble que lui et sa clique de Studio Bagel on partageait les mêmes références que tous ceux de ma génération. Et puis Canal + a été proche des gamers de nombreuses fois non ? Et Canal + a souvent sponsorisé la culture numérique non ? C’est pas chez Canal + que le présentateur de MicroKids est parti laissant sa place à Dr Clic en 1995 ? … Bref, Canal + est forcément un acteur de la culture numérique en France. Un grand nombre de personnes de ma génération et un grand nombre de plus jeunes baignent dans cette culture numérique. Du coup, dire du mal de cette culture, ce ne serait pas un peu se couper une grande part d’audimat ?

On va voir ce soir dans le Grand Journal ce qu’en dit Antoine De Caunes du coup. Il a annoncé aborder le sujet sur son compte twitter. Mais j’ai peur que le temps me manque pour regarder la TV. Après le boulot et un peu de sport je pense que j’irai en ville boire un verre et me faire une petite partie de SC2.

Un peu de quantification personnelle

Pourquoi ce post ? – Définition des interfaces naturelles

Chez NaturalPad on développe des jeux vidéos pour la santé utilisant des interfaces naturelles. Les interfaces naturelles c’est une façon de voir la conception d’interface en intégrant des comportements humains dits « naturels ». Les interfaces classiques du pc reposent sur le principe que l’utilisateur va utiliser un clavier pour saisir du texte et une souris pour pointer. Les interfaces naturelles vont chercher à définir des interactions basées sur des principes issues du mouvement, de la physique, de la voix, de la vision …

On va retrouver des dispositifs physiques permettant de capter ces formes d’interaction au cœur de l’innovation dans le domaine des interfaces naturelles. L’un de nos stagiaires à NaturalPad a dans son stage réalisé un état de l’art empirique et exhaustif sur ce sujet (rapport de stage à venir). On peut citer quelques succès connus comme le Kinect ou le leap motion. L’eye tracking est aussi une pratique qui fait parler depuis pas mal de temps avec le contrôle à la voix et le tactile.

La quantification personnelle c’est quoi ?

Dans le domaine de la médecine, depuis longtemps on tracke / suit / monitore les « biofeedbacks ». Toutes ces indications qui vont permettre à un soignant de réaliser une analyse de l’état de santé et poser un diagnostic (par exemple : rythme cardiaque, quantité d’exercice, poids, température … ). Avec les nouveaux dispositifs d’interfaces naturelles il devient possible de suivre un grand nombre de ces biofeedbacks à faible coût et en continu. On se retrouve avec des dispositifs connectés permettant de mettre en place des interactions naturelles et de quantifier son activité personnelle.

La quantification personnelle n’a pas attendu l’apparition de ces dispositifs pour exister mais ces dispositifs lui ont bel et bien donné une nouvelle dimension (lire Mieux gérer sa vie, sa santé, sa productivité). Avant, il fallait noter soi-même des informations de performance par exemple. Aujourd’hui, en portant un bracelet connecté, on a un bilan quotidien de son activité. En supprimant une étape d’auto-déclaration, on fait passer la quantification personnelle du stade d’activité de passionnés à activité à la portée de tous. Ce qui ouvre des perspectives en terme d’études de santé publique à grande échelle.

La question maintenant c’est de voir si ces dispositifs sont effectivement mûrs ou si on en est encore au stade du gadget. Pour NaturalPad, suivre l’évolution de ces dispositifs rentre naturellement dans notre activité de veille quotidienne. Ça fait quelques temps que j’ai commencé à tracker mon activité sportive. Je pense qu’il est temps de faire un premier billet sur ce sujet. Histoire de synthétiser un peu ce que j’en pense.

Mon activité sportive personnelle jusque là

Je ne me définis pas vraiment comme quelqu’un de sportif. Enfant, mes parents ont toujours poussé pour que je fasse du sport régulièrement, quitte à changer tous les ans. Ils avaient plutôt tendance à me faire goûter à tout. Mais j’ai longtemps vécu ça comme une obligation et une plaie… j’aurai préféré éclater les scores à Mario… Bref, je m’éclatais pas et j’étais pas bon en judo, athlétisme, tir à l’arc, escalade, natation, handball … J’ai commencé à vraiment accrocher une pratique sportive vers la quinzaine en me mettant à l’Aïkido. Le pic de ma pratique remonte à mes années fac ou via le service des sports universitaire je pouvais accéder à 3h de plus d’Aïkido que les 6h que proposaient mon club. Et pour bien tenir sur du long terme, je me suis mis à courir pour travailler mon endurance.

Après j’ai fait une thèse en informatique. Et là ça a été la déchéance niveau sport. Première année : rien du tout. Avec la quantité de travail il m’est devenu impossible de tenir des horaires réguliers d’entraînement. Et il a fallu que j’en arrive à avoir des problèmes de santé pour me remettre à bouger. J’ai repris la course et puis surtout l’escalade avec deux salles Altissimo qui se sont montées sur Montpellier.

Et après ça, ben j’ai créé une boîte. Mon emploi du temps ne s’est pas vraiment calmé. Par contre, notre thématique est clairement liée à la santé. Nous sommes hébergés à la fac de sports de Montpellier dans l’incubateur Euromov et on côtoie des médecins et des sportifs au quotidien. Le discours « sport pour la santé » on l’a bien entendu et ça paraît cohérent de s’occuper de soi pour bien s’occuper des autres. Donc, bien que je n’arrive pas à tenir des horaires réguliers ( il m’est impossible de suivre des entraînements d’Aïkido ou de Jeet Kune Do à des horaires fixes à mon grand regret … ) avec les collègues de travail on a quand même pris l’habitude d’aller très souvent courir, grimper, nager, faire du basket …. Nos WE « esprit d’équipe » se partagent entre game jams et sport (plongée, paintball de préférence).

Les dernières infos utiles puisqu’il s’agit de quantification personnelle :

  • j’ai 29 ans (30 en novembre)
  • je mesure 1m83
  • je pèse plutôt 70 kilos (avec un pic max à 75 quand j’ai vraiment rien fait depuis quelques temps et un pic min à 55 quand j’ai cherché la performance en course)
  • Je cours facilement 5km quotidiens et je suis monté à 20 km quotidiens l’été 2013
  • je suis tout naze en souplesse
  • Je ne fume pas (je ne fume plus pour être précis)
  • Je ne bois pas de l’alcool au quotidien

Les bidules que j’ai testé

Pour commencer, j’ai testé l’application Samsung Health parce qu’elle est proposée de base sur les téléphones Samsung. Je l’ai testé depuis le 9 février 2014. En gros l’application permet :

  • de compter les pas en se basant sur l’accéléromètre du smartphone
  • de suivre un entraînement de course (accéléromètre + GPS)
  • de suivre toute activité sportive en se basant sur du déclaratif
  • de suivre l’alimentation quotidienne en se basant sur du déclaratif
  • de suivre la courbe de poids en se basant sur du déclaratif

Ce qui a été positif :

  • L’évaluation des pas quotidiens est vraiment un truc intéressant je trouve. On évalue mieux ses trajets, on culpabilise de pas avoir fait ses 10 000 pas quotidiens et on se pousse à les faire. J’ai observé par exemple que juste en regardant ma courbe de nombre de pas, j’étais capable de dire quels jours j’étais au bureau ou quels jours j’étais en déplacement sur Paris par exemple.
  • Avoir une vision globale de mon activité sportive m’a permis de mesurer vraiment la régularité dans ma pratique et comparer les différents sports pratiqués (bien que j’émets de sérieux doutes sur la façon de calculer l’effort durant ses activités par l’application). J’ai trouvé ça ludique dans mon cas donc je pense qu’échanger sur les réseaux sur cet aspect pourrait marcher selon le cercle de proches avec lesquels j’échange.
  • C’est gratuit et déjà installé sur mon téléphone.
  • Je reçois une notification à mi-parcours du nombre de pas ce qui me pousse à aller au bout du quota attendu.

Ce qui n’a pas marché :

  • L’évaluation de mes entraînements de course… non mais sérieux mon téléphone est un galxy note S3. Je peux pas courir avec ça dans la poche. Déjà que marcher c’est pas évident avec un truc aussi gros … bon ok je pourrai avoir un plus petit smartphone mais depuis que j’ai ce téléphone je ne prends plus que ça avec moi en rendez-vous.
  • L’auto-déclaratif … je m’y suis prêté allé quoi les deux premiers jours ? Non, en fait vu que c’est dans les statistiques de l’application je peux vous dire précisément que j’ai déclaré 4 repas en 4 jours et puis j’ai abandonné.
  • L’évaluation de la pratique sportive me semble absurde. Je ne sais pas si elle l’est mais en tout cas j’émets de sérieux doutes. Je ne suis pas assez rassuré par l’interface pour penser que c’est fiable. Que je cours 5 ou 10 kms dans le même temps, c’est le même nombre de calories brûlées … ce n’est que proportionnel au temps ? idem pour une séance d’abdominaux, c’est pas le nombre qui compte mais la durée … Le concept même de calories j’y comprends rien. J’ai le même problème avec les calories de la base de données alimentaire  : Un cheeseburger 379kcal, un bacon burger 427kcal, un extra burger cheese de quick 584kcal, je trouve des burgers jusqu’à 900kcal dans la base de données d’aliments de l’application. Ok ce n’est pas une nourriture saine. Mais là, y a tellement de données que je suis complètement paumé. Le seul truc marrant c’est qu’un jour j’ai mangé un petit beurre et j’ai calculé par rapport aux indications du paquet son nombre de calories et je l’ai ajouté à la base de données de l’application. En gros, c’est trop flou comme donnée pour moi et je préférerai un indicateur ad hoc. Soit il y a de la science derrière et l’application fait un effort pour me l’expliquer (et d’après mes conversations avec les chercheurs du M2H je pense que y a pas de sciences derrière dans cette application) soit il vaut mieux me donner un indice inventé pour l’application qui me donne un point de repère. Cet indice peut même faire l’objet d’un peu de ludification.
  • Y a la possibilité de prendre ses aliments en photo mais ça ne sert à rien du tout. J’ai rêvé un instant que l’application soit capable d’évaluer les calories de ma nourriture sur photo.

Prise en main de deux autres dispositifs

Pour la suite de notre veille, on a acheté 2 autres dispositifs :

Déjà, avant tout, on développe des jeux et l’interaction nécessite d’avoir des feedbacks très rapides de ce que capte un dispositif connecté. Je suis un grand défendeur des API Web pour l’ouverture des données. Mais pour de l’interaction on a besoin de quelque chose de beaucoup plus rapide. On veut même de l’immédiat. Ni le Up ni la balance ne permettent à ses utilisateurs d’accéder aux données brutes par bluetooth et ça déjà, c’est dommage.

Pour le UP, l’API en ligne est clairement uniquement orientée Web. L’API se trouve très simplement en tapant API UP Jawbone dans google.

Pour la balance de Withings c’est déjà plus compliqué … j’ai des pages d’erreurs, des pages de développeur mais j’ai pas vraiment trouvé une doc ouverte officielle. Ça complète ma frustration. J’avais tant d’espoir sur la possibilité d’utiliser la balance de Withings en remplacement d’une Wii Balance Board… mais bon un commercial de Withings sur le HIT m’avait expliqué à l’époque que la seule API ouverte est une API Web et que les données dont j’ai besoin, celles de la position du centre de masse, ne sont pas accessibles via ce biais. Il faudrait un accès direct à la balance pour avoir ces infos, sans passer par un serveur web. Et ça ne semble pas être dans la politique de Withings. Dommage, la wii balance board ne peut pas être commercialisée en dehors d’un usage sur wii et mon équipe n’a toujours pas de bon remplaçant pour ce périphérique …

Pour l’instant je n’ai pas encore beaucoup de recul sur l’usage de ces dispositifs. Ils sont arrivés hier soir. J’ai juste dormi une nuit avec le UP et j’ai fait mes premières pesées aujourd’hui avec la balance. Mais je peux déjà vous faire partager mes premières impressions à l’installation. J’en dirai plus au fur et à mesure de l’usage.

Le bracelet UP de Jawbone

Je vous livre donc mes retours de première prise en main du UP.

Ce qui marche :

  • Les petites vibrations toutes les 15 min pour me dire que je ne bouge pas assez. Je vais les régler sur 25 min comme ça ça me fixera mes cycles de pomodoro. Si je dois me lever de l’ordi toutes les 15 min je ne vais pas beaucoup bosser. Sauf que bon, c’est 15 min ou 30 min ou plus…
  • La notification pour signaler que le up s’est synchronisé avec mon smartphone. Comme ça je suis sur que j’ai des infos à jour quand je consulte mes statistiques.
  • Les petites tirettes dans l’interface pour fixer ses objectifs. On sent que l’application est conçue pour être simple à comprendre. Et quand il y a du texte c’est de l’information en plus qui donne de la caution au produit comme par exemple le taux de sommeil recommandé par la National Sleep Association. J’ai dormi 6h sur mes 9h de nuit. Pas si mal. J’essaye de profiter du mois d’Août pour récupérer mon retard de sommeil accumulé sur le reste de l’année.
  • Le lien vers l’application withings et les autres. Comme je testais en même temps la balance de withings j’ai eu envie de lier mes deux comptes pour partager des informations communes. L’application du UP propose des ponts vers pas mal d’autres applications. C’est une bonne politique.

Ce qui n’a pas marché :

  • re-saisir toutes mes informations personnelles comme âge, sexe, taille, poids. Quoique ce n’est pas la pire interface que j’ai vu et il y a que ces 4 infos à re-saisir. Mais n’empêche, mon téléphone sait déjà tout ça.
  • Le prix du UP. 150 euros …
  • J’espérais avoir directement mon rythme cardiaque avec le up. Il est bien placé sur mon poignet il devrait pouvoir le faire …

La balance Withings

Ce qui a marché :

  • indicateur de la température du bureau. La balance nous annonce 3 degrés de plus que le thermostat officiel du bureau… et je pense que oui il fait plus chaud que ce qu’on essaye de nous faire croire.
  • Indicateur de CO2 figé sur Bon. Ça a un effet positif immédiat sur mon mental. Je me sens en sécurité et tellement bien.
  • L’identification en fonction du poids.
  • La mesure du rythme cardiaque en se mettant pieds nus. Dommage que l’on n’ait pas un feedback temps réel en permanence.

Ce qui n’a pas marché :

  • re-saisir toutes mes informations personnelles comme âge, sexe, taille, poids. Là pour le coup l’interface Androïd est vraiment pas top. Le pseudo on a que 3 lettres en majuscule, le poids j’ai du le re-saisir 4 fois avant de comprendre ou valider. Et le poids ???? pourquoi alors que je vais installer une balance pour suivre mon poids, je dois saisir manuellement mon poids ?
  • J’ai coché Athlète parce que je vois pas pourquoi il y aurait des fonctionnalités pour les athlètes auxquelles je n’aurai pas le droit.
  • L’application me propose de fixer un objectif de poids. Pourquoi pas. Après tout j’ai mis que je pesais 73,6kg sans me peser (c’est l’application qui me propose ce poids … je ne sais pas d’où ça vient) et je vais dire que je veux descendre à 60kg. L’application me propose de perdre 1kg par semaine… honnêtement, tomber à 60kg pour 1m83 est-ce que c’est vraiment un bon calcul ? Je suis pas sur et j’aurai aimé que l’application me dise si c’est raisonnable ou pas.
  • L’application me recommande 73,6kg. Bon je finis la configuration toussa toussa et là enfin je peux faire ma première pesée. En fait je pèse 71,4kg. Bon ben au lieu de se dire que y a un soucis, l’application me félicite parce que j’ai déjà perdu 2kg… ah bon et surprise, le temps de saisir ce commentaire, j’ai repris du poids … je suis même pas remonté sur la balance et personne de chez moi ne l’a fait à ma place. Bon ça y est tout le monde dans le bureau monte dessus pour voir ce que ça dit. Je sens que ma courbe de poids va faire n’importe quoi … je crois qu’il va falloir que j’apprenne à configurer les profils utilisateurs.
  • L’absence de feedbacks de synchronisation à la balance. Je ne sais pas si j’ai manqué une info mais quand je me pèse je m’attends à voir l’information de mon poids et de mon rythme cardiaque mis à jour instantanément. Il y a un bouton pour rafraîchir que je spam énormément. En fait il faut bien que je laisse mon smartphone tranquille et il finit par se synchroniser.
  • Bien que l’application withings puisse être liée à celle du Up de jawbone, l’application withings ne liste pas celle du Up.
  • Le prix là encore 150 euros.

Bon je dis pas mal de points négatifs sur la balance mais au final je suis bien content de l’avoir au bureau. Je pense que ça va devenir un rituel quotidien de mesurer son poids et son rythme cardiaque pour pas mal de gens ici. Tout le monde a déjà joué un peu avec.

Remarques / ouverture / ce que vous voulez 😉

J’aimerai avoir une vision encore plus précise de mes distances parcourues. Par exemple il y a une application d’étalonnage qui permet de faire un parcours connu et de confirmer la précision du UP. J’aimerai que mes déplacements soient suivis et situés sur une carte pour savoir combien de pas je fais entre le bureau et la boulangerie pour acheter mon sandwich à midi par exemple. Si ça se trouve il y a une autre application à ajouter pour voir ça… mais en fait, je trouve que déjà là en combinant la balance et le UP, je dois jongler entre deux applis. Si on ajoute celle de Samsung Health … De la même façon j’aimerai mesurer mon rythme cardiaque et ma respiration en fonction de mes événements dans mon agenda. Je me demande quelles sont mes activités quotidiennes les plus stressantes… Je parie que mon quart d’heure de voiture le matin n’est pas très sain.

On est en train d’avoir plein de petites applications sur smartphone, sur le web …  J’aimerai avoir une vision globale de tout ça. Une interface ou je place mes widgets un peu à façon. Un mashup qui agglomère pour moi le plus pertinent. Ça rejoint pas mal un projet de recherche ANR que nous avions déposé Mathieu Pesin Unlish, Julien Cotret Alt Shift et moi-même. Pour l’instant, toutes les boîtes de dispositifs connectés, d’applications pour la santé, de jeux … définissent leurs propres formats de données. J’ai vu quelques tentatives d’uniformisation en utilisant le Web Sémantique mais je n’ai toujours pas vu la killer application qui utilise / convertit ces données et nous propose un vrai tableau de bord global de notre activité.

Après c’est peut-être une lubie de développeur web. J’ai acheté ces bidules, j’utilise ces applications, je produis des données, ces données m’appartiennent quelque part, je peux normalement demander à les supprimer, gérer des accès pour du partage entre applications … j’aimerai pouvoir moi-même accéder à ces données et les intégrer dans des services personnalisés par mes soins.